In and out
20/05/2009 19:17 Posté dans la catégorie isn't it great?Ah, le Mexique et sa cuisine, une grande histoire d’amour. De tous les pays où j’ai foutu les pieds, c’est celui qui a la gastronomie la plus riche. Bien sûr, on peut se retrouver à bouffer des trucs qu’on pourrait sans problème trouver chez nous, mais c’est passer à côté des petits délices simples que l’on peut se payer pour quelques piécettes.
Rien que dans la rue, on peut réellement se faire plaisir avec quelques bons petits tacos achetés dans une vieille camionnette (les tacos al pastor, miam miam miam) ou bien arrêter un crieur et lui prendre quelques délicieux tamales.
L’inconvénient dans tout ça, c’est qu’on ne sait jamais à quel point ça va être épicé. Il n’y a pas si longtemps, j’avais vraiment du mal avec tous les trucs un peu trop épicés. Maintenant, je supporte bien mieux et j’avoue que c’est parfois bien agréable de se faire un peu cramer la bouche.
Sauf que, il y a 2 jours, alors que je participais à un truc bien cool dont je vous parlerai plus tard, on m’a « invité » dans un restaurant faisant apparemment des tortas super célèbres. Ce sont des sortes de sandwhichs ronds, genre un peu baggle et super bons dans lesquels on peut mettre tout un tas de choses.
Là, le mec qui nous y a amené nous suggère d’en prendre une aux albondigas (des boulettes de viande avec de la tomate). Aimant bien ce truc là, ni une ni deux je me joins à la petite troupe enthousiaste pour déguster ces saveurs exotiques.
Quelle erreur mes amis! Putain, j’ai jamais bouffé un truc aussi piquant de toute ma vie. Même les mexicains attablés avec moi se sont accordés pour dire que c’était imbouffable. En bon aventurier, j’ai quand même avalé une bonne moitié du truc avant de déclarer forfait, comme les autres, sous les yeux dépités de notre « hôte » qui ne s’attendait pas à une telle débandade culinaire.
Je me suis ensuite rattrapé sur une torta de mole verde mais j’avoue que je suis pas vraiment capable de dire si c’était bon et/ou si ça piquait. Les lèvres et le palais en feu (et le mot est faible), ça aide pas à apprécier la subtilité des saveurs.
Bonne surprise par contre, mon bide a bien supporté le choc. J’ai passé le reste de la journée sur le site à vaquer à mes occupations jusqu’au retour à Mexico et là… c’est le drame. Après un dîner bien sympathique, je me dirige fatigué vers le lit quand soudain, crik crak crok, mon bide commence à faire des noeuds et je sens poindre les albondigas du midi.
Un passage au chiotte plus tard, je peux confirmer une théorie que j’avais déjà entendue auparavant mais que je n’avais jamais pu vérifier: les trucs qui piquent vraiment brûlent autant à l’entrée qu’à la sortie.
Anus sensibles s’abstenir.
7 commentaires pour “In and out”
Par Fushichô le 20/05/2009 21:15
En voilà un post qu’il est fin, subtil et délicat !
Nonobstant, je confirme la conclusion de ton post. J’ai jamais été au Mexique, mais je mange fréquemment épicé, et l’an dernier, dans un supermarché (j’étais en Allemagne, dc je connaissais pas la marque, et y avait pas ma harissa habituelle, donc j’ai pris au pif, et aussi un peu la seule qu’il y avait), j’avais trouvé une purée de piment super bonne, bien relevée, tt ce qu’il fallait ; sauf qu’elle me vrillait le bide et que je passais ensuite la nuit aux chiottes à me brûler le fion. Mais j’ai qd mm fini le pot, parce que j’aime pas gâcher (et que je dois qd mm être un peu con aussi pour aimer me torturer à ce point les boyaux de bout en bout…).
Par Greg le 20/05/2009 22:33
Hé ben alors? Je pensais que c’était un blog photo ici mais je ne vois rien quant au résultat de cette aventure…
Par jerome le 21/05/2009 12:27
Ani Ani. Comme les sucettes à l’ani.
Bises !@#
Par Marie le 21/05/2009 17:32
Héhéhéhé
)
Par bintz le 21/05/2009 17:35
Je savais que vous seriez tous sensible à tant de poésie.
@Greg: il y a des fois où les images ne sont pas nécessaires. :p
Par Vaness le 23/05/2009 20:44
C’est dégueulasse !!!
Par Romain le 01/06/2009 22:05
Ca me rappel ce que l’on dit d’un bon chili : ca commence par le paradis dans ta bouche et ca fini par l’enfer dans ton cul.
Amis de la poësie….